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Le Lionbot de la Région Nouvelle-Aquitaine

Actualité

Le Pacte alimentaire vise le local, durable, de qualité

Temps de lecture 6 minutes

Relocaliser l’alimentation, assurer une juste rémunération des producteurs, mieux respecter l’environnement et fournir des produits de qualité pour tous, telles sont les ambitions du Pacte alimentaire qui engage 15 partenaires régionaux sur des actions concrètes.

Modifié le Mardi 17 mai 2022
  • #Agriculture
  • #Agroalimentaire
  • #Bio
  • #Particulier

Le 7 janvier 2021, 15 acteurs de l’alimentation en Nouvelle-Aquitaine, emmenés par la Région et la préfecture, signaient le Pacte alimentaire Nouvelle-Aquitaine. Ce pacte marque l’acte II d’une politique engagée en 2018 pour une alimentation durable et locale dans notre région avec l’établissement de la feuille de route agriculture, alimentation et territoires. En 2022, ces engagements sont plus que jamais d'actualité et la question de la souveraineté alimentaire est au coeur des débats sur l'agriculture et l'alimentation.

 

Engagés depuis 2018

Avec ce pacte, les acteurs des différents maillons de la chaîne de production de l’alimentation en région (producteurs, transformateurs et distributeurs) se sont engagés sur des modes de production et de distribution plus respectueux de l’environnement et de la santé, mais aussi des produits de qualité et le développement des circuits-courts et/ou de proximité. Le pacte alimentaire intègre les ambitions de la feuille de route Néo Terra, relevant les défis environnementaux que posent l’agriculture, tout en s’adaptant aux nouvelles attentes des consommateurs.

Déjà, en 2018, la feuille de route pour une alimentation durable et locale s’était donné comme objectifs la création de valeur ajoutée au bénéfice des agriculteurs, le développement d’approvisionnements en produits locaux de qualité dans les différents marchés régionaux, dont la restauration collective publique régionale notamment des lycées et la relocalisation de l’économie alimentaire dans une approche territoriale. Cette première étape avait abouti à des avancées conséquentes sur l’agriculture et l’alimentation dans notre région.

Pacte alimentaire 2022

Aller plus loin

Avec cet acte II, il s’agit d’aller plus loin encore. La crise sanitaire a rappelé à tous l’importance de maîtriser localement la production d’un certain nombre de produits, à commencer par les denrées alimentaires. C’est pourquoi le pacte alimentaire se donne des moyens et des objectifs supplémentaires.

Les objectifs du Pacte

  • Partager la valeur ajoutée en garantissant une juste rémunération des producteurs et l’accès à une alimentation de qualité pour tous.
  • Faire acte de solidarité avec les acteurs les plus touchés par la crise sanitaire et ses conséquences économiques (entreprises et filières les plus impactés, consommateurs les plus en difficulté).
  • Développer les produits locaux et de qualité dans tous les circuits de distribution et marchés régionaux avec une attention particulière à la restauration collective publique.
  • Développer une approche territoriale : relocaliser l’économie alimentaire dans une approche territoriale.

La feuille de route 2021-2025

Elle se donne un plan d’actions, identifie les outils mobilisables et fait travailler ensemble l’ensemble des acteurs, notamment sur la question de l’approvisionnement de la restauration collective.

Au menu du plan d’action, 5 priorités :

  • Favoriser les circuits de proximité et la vente directe ;
  • Faciliter les initiatives et dynamiques territoriales ;
  • Structurer l’offre et organiser les filières pour répondre aux demandes des marchés régionaux (approche régionale) ;
  • Eveiller, informer et former les acteurs et les consommateurs ;
  • Favoriser la solidarité et la citoyenneté alimentaire.

Des projets qui portent leurs fruits

Depuis 2018, les premiers objectifs se sont transformés en actions concrètes, amplifiées par le nouvel engagement du pacte de janvier 2021. Zoom sur quelques projets.

L’Acena : la production locale de qualité dans les cantines scolaires

Pour l’Acena, groupement de commandes alimentaires qui maille l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, « la mise en place d’un groupement de commandes n’a plus aujourd’hui comme finalité la baisse des prix ou la recherche d’économies d’échelle. Elle permet de répondre ensemble à une demande forte des familles et des collectivités de rattachement : ouvrir les restaurants scolaires à une production locale et de qualité. » Depuis sa création, l’Acena a structuré 22 groupements de commandes alimentaires et représente un potentiel de 60 millions de repas par an dans les cantines des établissements scolaires (lycées, collèges…) de la région. L’association œuvre à la relocalisation opérationnelle des approvisionnements des cantines  en produits locaux et de qualité en lien avec la production agricole et agroalimentaire régionale. Elle fournit un accompagnement à tous ceux qui veulent rejoindre le groupement.

Lors du Salon de l'agriculture de Nouvelle-Aquitaine 2022, la Région et l'Acena, signent une convention de partenariat, le lundi 23 mai 2022 pour détailler ensemble les actions pour un approvisionnement de qualité, durable et local dans les cantines des lycées de la région, soit 60% de produits locaux de qualité dont 30% en bio.

Les projets alimentaires territoriaux relocalisent et visent la qualité

Les projets alimentaires territoriaux sont des projets collectifs qui poursuivent des objectifs similaires à ceux du pacte alimentaire, mais à l’échelle d’un territoire et en tenant compte de ses spécificités.  En témoignent par exemple les projets du Cœur-entre-deux-mers ou celui du Grand bergeracois.  Si le premier insiste sur la relocalisation et l’alimentation de qualité, le second s’est donné pour objectifs la souveraineté alimentaire.

Les espaces tests, pour se lancer, produire local et bio

Les espaces tests de maraichages permettent l’installation de nouveaux agriculteurs en leur mettant à disposition des terrains et du matériel, comme à Limoges, mais aussi à Pau avec la ceinture verte qui a permis l’installation de 17 maraichers en agriculture biologique.

Des projets de territoire au service de l’alimentation locale

Les projets de territoires intègrent eux aussi les enjeux de l’agriculture et de l’alimentation de proximité, avec, par exemple, les réhabilitations de halles (comme par exemple, à Agen, Bordes, Parthenay ou Cognac) qui permettent aussi le redéveloppement de la vente directe sur les marchés. En 2020, 21 projets structurants avaient ainsi vu le jour.

Mais aussi...

  • Des projets de recherche, comme celui sur les micro-fermes et relocalisation de l’agriculture mené par Bordeaux sciences agro ;
  • Des manifestations locales pour faire connaitre les produits locaux de qualité ;
  • L’aide à la création de magasins de producteurs locaux ;
  • Des labellisations « bio engagés » ;
  • L’aide à la décarbonation des filières de production ;
  • L’aide à la conversion bio ;
  • Des actions de formation dans les lycées…

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