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L’innovation et la recherche contre la crise sanitaire

Temps de lecture 5 minutes

Le 24 mai dernier, s'est clôturé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) qui a permis de récolter 194 projets proposant des innovations ou des recherches en réponse à la crise sanitaire, mais aussi pour préparer l’après-crise.

Publié le Lundi 24 août 2020
  • Entreprise
  • Université, Enseignement supérieur, Recherche

Mobilisation en nombre

L’AMI avait été lancé en mode « flash ». En pleine crise, il fallait aller vite pour soutenir des projets ou des programmes apportant des réponses, ou des clés de lecture, des outils d’aide à la décision pour surmonter la crise.

Les équipes se sont mobilisées en nombre, en particulier les équipes de recherche en biologie ou sciences pour la santé, mais également les équipes de sciences humaines et sociales du territoire. La Région a reçu 194 projets parmi lesquels 48 ont été sélectionnés.

Diversité des projets

On compte 11  projets  d'innovations portés par des entreprises du territoire et 37 projets de recherche portés par les Universités, les CHU ou les organismes de recherche. Recherches en biologie, mise au point de dispositifs pour la santé, études des conséquences de la crise sanitaire en termes  économique, psychologique, sociologique, etc., les propositions sont diverses. Parmi les projets emblématiques on note  la recherche de la présence du virus dans les eaux (effluents et eaux littorales),  l’étude de la résilience de la chaîne de valeur des filières économiques régionales, la compréhension des comportements sociaux en temps de crise, ou encore des recherches testant la pertinence, sur le SARS-CoV2, de molécules biosourcées ayant fait leurs preuves dans d'autres syndromes respiratoires…

Au total, la Région a mobilisé  5,6 millions d’euros pour permettre à ces 48 projets d’aboutir rapidement.

Quelques projets retenus

Qualité des eaux : deux projets reçus constituent l’amorçage d'un programme couvrant le territoire régional d'une part (associant notamment les laboratoires régionaux),et au-delà un programme partagé avec Occitanie alliant les forces de recherche des deux régions et embarquant d'autres acteurs de l'eau du bassin Adour-Garonne :  « Surveillance  sanitaire COVID-19  par les eaux usées urbaines  et  les  effluents  d'établissements  de  soins  et  médico-sociaux  » porté par l'Unité INSERM RESINFIT - Université de Limoges et « Surveillance et détection du COVID-19 à travers des descripteurs environnementaux », porté par le laboratoire interdépartemental d'analyses biologiques Qualyse (Charente-Maritime et Deux-Sèvres) en lien avec la même équipe RESINFIT de Limoges.

Ces projets  conduits en synergie, sont par ailleurs intégrés au programme Obépine déployé à l’échelle nationale sur ces questions.

Impact économique : le projet « Analyse de la résilience des chaines de valeur des filières stratégiques du territoire »  porté par le laboratoire LAREFI (Jean-Marie CARDEBAT- Bordeaux), vise à identifier les vulnérabilités des chaînes de valeur stratégiques à l'échelle régionale (maillons faibles, goulets d'étranglement, approvisionnements critiques, etc.) face à des chocs externes de natures très variées et impactant les filières. En complément de la production d'indicateurs d'analyse de la résilience de ces dernières, le projet permettra d'apporter des éléments d'éclairage pour l'action politique publique territoriale visant à renforcer la résilience dans une perspective globale d'économie circulaire.

Gestion de crise : le projet« Intelligence en santé publique : système agile de  gestion  de crise sanitaire pour les territoires »  porté par le Centre de recherche en gestion / CEREGE (Nicolas Moinet - Université de Poitiers) vise à apporter des réponses concrètes par la construction d'un système agile de gestion de crise sanitaire dans les territoires en mettant en œuvre des méthodologies éprouvées en sciences de gestion, intelligence économique et psychologie comportementale.

Evaluation des conséquences sociales : trois projets en particulier visent à décrypter  les comportements  en temps  de crise «  Les huis-clos familiaux : évaluation, prise en charge et prévention des violences en situation de confinement » proposé par Elise Pelladeau - CAPS - MSHS - Poitiers, « COVID Prison : La prise en compte du climat pénitentiaire par la règle de droit dans le contexte Covid-19" porté par Evelyne Bonis -Université de Bordeaux - Institut des sciences criminelles et de la justice mais également «  Citoyenneté et  vivre-ensemble  dans  les  quartiers populaires : quelles solidarités face au COVID-19 ? » porté par  Gilles Pinson- Sciences Po Bordeaux - Forum urbain.

Candidats médicaments ou mise au point de tests : le projet « Stratégies de repositionnement de candidats médicaments déjà existants - Immunomodulateurs et réponse au phénomène de tempête cytokynique », porté par la start-up poitevine ConicMeds (Thierry FERREIRA) en collaboration avec plusieurs laboratoires de l’Université de Poitiers consiste à évaluer l'efficacité d'un médicament, la molécule CM-22i, intégralement biosourcée, produite à partir d'agroressources disponibles sur notre territoire et qui a déjà fait ses preuves dans le traitement de pneumopathies ;  le projet « Développement de kits de contrôle qualité stables à température ambiante pour les tests de détection du virus SARS-CoV-2 » est porté par la société Bordelaise Imagene SA (Sophie Tuffet)  en collaboration avec le laboratoire de virologie du CHU de Bordeaux et le Centre de Bioinformatique de Bordeaux (CBiB).