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Fermes mutualisées : innover toujours plus

Temps de lecture 4 minutes

L’entreprise Larrère cultive sur une quinzaine de fermes mutualisées et 1 900 hectares cumulés des carottes, des navets, des choux, des poireaux… Le tout dans une démarche écologique et durable en France

Publié le Jeudi 23 juillet 2020
  • #Agriculture
  • #Bio
  • #Néo Terra
  • #Particulier

Mutualisation, la solution pour se développer

L’histoire des fermes Larrère débute en 1981 à Liposthey, dans les Landes, quand la famille achète 50 hectares le long de la Nationale. Aujourd’hui, l’entreprise est gérée par les frères Larrère, José, Philippe et Patrick ainsi que leurs épouses respectives et certains de leurs enfants. Quand un membre de la famille s’installe, une nouvelle ferme est créée. À la fin des années 1990, l’entreprise se mutualise que ce soit au niveau des outils ou des moyens. « Un peu comme une coopérative, mais familiale », ajoute Patrick Larrère, en charge de la partie commerciale.

En 1993, la carotte devient le légume phare de la ferme. Dix ans plus tard, l’entreprise décide de commercialiser elle-même ses produits pour devenir un acteur national en travaillant avec les chaînes de grande distribution, les réseaux spécialisés, des grossistes et des industriels.

Un gros travail sur le gaspillage

En 1998, la famille prend le virage du biologique. Aujourd’hui, les trois quarts de ses fermes sont bio. L’entreprise travaille aussi avec la Banque Alimentaire en donnant plus de 150 tonnes de légumes par an. « Respecter au maximum nos sols et l’environnement » est essentiel pour Patrick.

Nous avons fait un gros travail sur nos ambitions environnementales au niveau du gaspillage.
Patrick Larrère

Pour cela, la rotation des cultures est appliquée. Afin de reposer les sols, la culture des carottes reste 7 ans sur le même terrain avant d’aller ailleurs, puis d’y revenir. Entre les deux, des céréales et d’autres légumes comme des poireaux ou des courges sont cultivés. Mais pas que. « Aujourd’hui, on met de l’élevage pendant deux ou trois ans, ce qui permet de refertiliser le sol. Dans l’herbe, on met des légumineuses qui vont capter l’azote de l’air et enrichir le sol, explique Patrick. On pense que c’est une solution pour le futur. »

Une agriculture raisonnée et innovante

L’entreprise s’appuie aussi sur la technologie avec des drones, des outils et des stations météo connectées pour faire des économies d’eau et elle minimise son impact en produisant sa propre électricité via des panneaux photovoltaïques. 

Engagée dans la démarche Usine du futur, l’entreprise a bénéficié d’aides de la Région, notamment pour acquérir une nouvelle arracheuse de poireaux qui respecte plus le produit et la récolte. Les feuilles sont moins abîmées et il y a beaucoup moins de gaspillage. 

Avec un consommateur toujours plus désireux de savoir ce qu’il mange, les Larrère ont mis en place cette année un flashcode sur certains de leurs produits. Le consommateur pourra ainsi connaître, en se connectant sur la base de données de traçabilité de l’entreprise, toutes les informations concernant le produit. 

Afin d’avoir l’agriculture la plus propre et agroécologique possible, les Larrère proposent des produits avec zéro résidus de pesticides et créent avec sept autres entreprises le collectif « Nouveaux Champs » il y a deux ans. Aujourd’hui, 60 entreprises et 3 000 producteurs le composent. Chez les Larrère, se réinventer pour toujours faire mieux, c’est une devise de tous les jours.

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