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Archimbaud : quand l'économie circulaire devient un modèle industriel

Temps de lecture 3 minutes

De la scierie familiale au groupe industriel, Archimbaud s’est imposé comme un des leaders en France de la fabrication de palettes de transport et de la production de granulés de bois. Portée par une stratégie d’innovation et d’économie circulaire, l’entreprise a fait de la transition écologique un levier de développement industriel.

Publié le Lundi 23 mars 2026

À Secondigné-sur-Belle, dans les Deux-Sèvres, le site historique du groupe Archimbaud raconte à lui seul l’évolution de l’entreprise. L’ancien moulin, autrefois dédié au sciage des planches de la petite scierie familiale, est devenu le symbole d’un développement bâti sur des choix environnementaux assumés.  Aujourd’hui, ce leader français dans la production de palettes et de granulés de chauffage compte plus de 800 collaborateurs présents sur dix sites en France et trois à l’étranger, avec un chiffre d’affaires de 240 M€. 

Depuis 2016, le groupe est porté par l’une des toutes premières fondations actionnaires en France, assurant son indépendance et son développement dans le respect de ses valeurs fondatrices d’écologie industrielle. Baptisée le Fonds Archimbaud pour l’Homme et la Forêt, celle-ci réalise également des missions philanthropiques sur le territoire avec un double objectif, social et environnemental.

Une stratégie d’écologie industrielle

Lorsque Jean-Pascal Archimbaud, président du Fonds, reprend la scierie créée par son grand-père, elle est sur le déclin "comme beaucoup d’autres avec la fin de la production des meubles en France", note celui-ci. Il réoriente l’activité vers la fabrication de plaquettes de bois destinées aux palettes de transport. 
Fort d’investissements conséquents, notamment sur le processus de sciage, il positionne très vite l’entreprise comme l’un des leaders. 

Précurseur, le groupe franchit une nouvelle étape en 2008 en créant l’une des premières usines françaises de pellets. Objectif : valoriser les sous-produits de la scierie, écorces, chutes, sciure, "qui représente 50 % de la production des plaquettes". Aujourd’hui, les trois unités produisent 250 000 tonnes de granulés par an.

    • femme devant bois en usine
    • homme devant bois
    • granulés de bois dans usine

    La production de bio-hydrogène

    Cette logique d’économie circulaire se poursuit en 2021 avec l’ouverture d’Archiblock, dans les Deux-Sèvres, une nouvelle usine, unique en France, soutenue par la Région Nouvelle-Aquitaine, qui produit des dés de palettes (petits cubes en bois aggloméré sur lesquels les planches sont fixées) à partir de bois recyclé issus des différents recycleurs de bois en France. 

    Toujours dans cette dynamique d’écologie industrielle, le groupe a franchi une nouvelle étape en 2024, en mettant au point un prototype de production de bio‑hydrogène à partir de la combustion de ses granulés de bois. Destiné à la mobilité propre, ce projet a été une nouvelle fois soutenu par la Région. "Pour rendre opérationnel ce prototype, il nous reste à développer un procédé de compression du gaz pour son injection dans les véhicules", conclut Jean-Pascal Archimbaud.

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