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Actualité

Des éleveurs engagés

Temps de lecture 3 minutes

La Coopérative des éleveurs de la Marche (Celmar) défend, depuis plus de 50 ans, la qualité de sa production. Basée à la souterraine (23), elle investit aujourd’hui pour vendre local et continuer à améliorer le bien-être animal.

Publié le Mercredi 4 mars 2020
  • #Agriculture
  • #Coopérative

À la fin des années 1960, quelques éleveurs creusois se regroupent pour vendre leur production sans intermédiaires. Ils font tous de la viande de qualité et défendent leurs exploitations à taille humaine. Cinquante ans plus tard, la coopérative compte 750 éleveurs bovins et 225 éleveurs ovins sur 5 départements. « Nous revendiquons une qualité d’élevage, le respect animal, l’autonomie alimentaire sur l’exploitation et l’engagement solidaire de nos coopérateurs », résume Caroline Surleau, la directrice de la Celmar. 150 employés accompagnent les éleveurs dans leur démarche. La mise en avant de leur travail est un fil rouge de la coopérative.

Signes officiels de qualité

C’est pourquoi la Celmar a largement contribué à l’élaboration des signes officiels de qualité, les labels rouge Limousin dont ils sont les premiers producteurs. La coopérative est aussi engagée sur le bio, le label qualité Carrefour, « très proche du label "Label Rouge" » et « Beter Leven », un label hollandais pour le bien-être animal. Au total, ce sont plus de 40 000 bovins et 22 000 ovins qui sont commercialisés chaque année. Pour s’assurer la maîtrise de toute la chaîne de production, la coopérative a investi dans un atelier de découpe à Ruffec (Charente) en 2016 et racheté l’abattoir de Montmorillon (Vienne) qu’elle rénove avec l’aide de la Région.
« Avec le centre d’allottement qui se trouve au siège, sur lequel passent tous les animaux pour être triés au plus près des attentes de nos clients, les éleveurs ont un outil complet », assure Caroline Surleau. Mais, après plus de 40 ans d’usage, le centre est un outil qui a vécu. C’est pourquoi la Celmar s’est lancée dans la construction d’un nouveau bâtiment avec l’aide de la Région. La structure en bois et métal se dresse déjà en face des anciens bâtiments. « On a mis l’accent sur la sécurité au travail et le bienêtre animal », affirme Caroline Surleau. Le circuit des animaux a été facilité pour éviter au maximum les manipulations. Chaque bête aura une stalle individuelle et une stabulation sur paille permettra aux animaux en attente de rester sans inconfort. Des puits d’aération et des brumisateurs rendront les grandes chaleurs moins pénibles. Tous les bruits métalliques seront assourdis par des tampons. « Une première ! », assure la directrice. 
 

Des circuits locaux

Côté transition, le bâtiment utilise le douglas du Limousin. Le toit a été conçu pour recevoir des panneaux photovoltaïques. Et c’est un coopérateur voisin qui viendra récupérer les eaux de lavage et le fumier pour son méthaniseur. L’autre chantier que poursuit la coopérative, c’est la valorisation locale de ses viandes. « La Région nous finance un emploi pour organiser les circuits de proximité. » L’objectif est que les écoles, les hôpitaux, les Ehpad (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et les restaurants dans le périmètre de la coopérative puissent bénéficier des produits de la coopérative. 

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