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Agrolandes invente la ferme du futur

Temps de lecture 3 minutes

Le technopôle Agrocampus travaille sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire. À sa tête, Agrolandes, un GIE (groupement d’intérêt économique) regroupant 35 entreprises du territoire. Ensemble, ces structures collaborent pour inventer les modèles de demain.

Publié le Mardi 26 janvier 2021
  • #Agriculture
  • #Agroalimentaire
  • #Entreprise

C’est au coeur d’une zone d’activités de 80 hectares que s’élève Agrocampus. Inauguré en novembre 2019, ce bâtiment de 1 600 m2 frappe d’abord par son architecture moderne. Mais ce qui se passe à l’intérieur est encore plus marquant : ici s’imagine et se dessine l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Deux secteurs intimement liés, qui font vivre les Landes.

Dans ce département rural, les entreprises de l’agroalimentaire réalisent un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros et emploient 5 500 personnes.
Agrolandes a donc été créé pour préparer l’avenir de toute une économie. Acteurs publics et privés, grandes et petites entreprises, start-up et universitaires, tous préparent ensemble le futur. "Agrolandes est un modèle de développement collectif, centré sur l’agriculture et l’agroalimentaire, ainsi que sur un territoire", résume Benjamin Lobet, directeur de développement de la structure.

Agrolandes © Région Nouvelle-Aquitaine/ Pierre Carton

Faire émerger de nouvelles filières

"Nous sommes au coeur de l’économie, se réjouit l’ingénieur chimiste de formation. L’idée est de pousser des filières vers l’innovation pour trouver de nouvelles applications dans les domaines industriels ou agricoles." Dans cet écosystème collaboratif, tous les projets initiés doivent être portés par au moins deux entreprises. Les idées peuvent venir des entreprises, puis être développées par les start-up, ou inversement.

Parmi les plus gros enjeux sur lesquels portent les 40 projets collectifs en cours : l’utilisation de l’eau, le biocontrôle, le numérique et les modèles économiques émergents. Sur le sujet de l’eau, la situation est très tendue, "il y a une synergie entre les enjeux du territoire et ceux des entreprises". Un groupe travaille ainsi sur la mise en place de process, afin de réduire les prélèvements et de trouver des processus d’irrigation agricoles à partir des effluents des sites industriels. Dans ce projet, comme dans les autres, Agrolandes initie, met en place, coordonne, trouve les prestataires, les financements… C’est le rouage essentiel qui fait fonctionner de concert tous ces acteurs autour d’une même problématique.

Notre mission est d’apporter des solutions aux agriculteurs, de nouveaux modèles économiques, et mettre en place de nouvelles filières de valorisation.
Benjamin Lobet, directeur de développement Agrolandes

Miser sur la valeur ajoutée de la collaboration

Dans le registre des nouvelles filières, l’un des projets fédère trois acteurs de la pisciculture. Concurrents, ils n’en ont pas moins des problématiques communes. Ils sont désormais autour d’une même table, afin de trouver un débouché à l’un de leurs coproduits, les viscères de poissons.
Une étude a permis la création d’un nouveau produit et ainsi Agrolandes a "amené aux entreprises un plan d’innovation pour gagner de l’argent à partir de déchets piscicoles".

La philosophie est la même pour les producteurs de plumes. Ensemble, des acteurs des filières canard, volaille et caille sont fédérés. "Sur ce sujet, on va travailler avec l’IUT de Montde- Marsan, spécialisé dans le domaine des matériaux biosourcés. Ils vont d’ailleurs installer leur atelier au sein de l’Agrocampus", précise Benjamin Lobet.

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