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Stratégie de coopération sur l’enseignement supérieur, la recherche et le transfert de technologie

Modifié le lundi 15 juin 2026

7 minutes de lecture

La Région Nouvelle-Aquitaine engage un accord régional de coopération (ARC) pour 2026 - 2031. Objectif : porter une stratégie intégrée de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine avec l’ensemble des partenaires régionaux et les représentants des organismes nationaux de recherche, .

Oncosphère de l'Université de Poitiers - laboratoire
Crédit photo O. Panier des Touches

Depuis près de 30 ans, le Conseil régional a investi environ 100 millions d’euros chaque année pour soutenir la recherche, le transfert de technologie et l’enseignement supérieur. Cet engagement a permis de construire des excellences académiques internationales : neurosciences, une seule santé, systèmes côtiers, matériaux, vigne et vin, lasers… 

Un cadre stratégique commun pour les acteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation 

Pour construire une force cohérente, la collectivité a combiné les outils du contrat de plan État-Région (CPER), des plateformes scientifiques mutualisées, des appels à projets scientifiques, de financement d’allocations de recherche et de chaires d’excellence et plus récemment des réseaux de recherche régionaux et des Programmes Scientifiques de Grande Ambition Régionale (PSGAR) 

Articuler les priorités régionales avec les stratégies des établissements

Alors que les universités de Nouvelle-Aquitaine signeront individuellement avec l’État des contrats d'objectifs, de moyen et de performance, la Région Nouvelle-Aquitaine a choisi de construire un accord régional de coopération (ARC) qui couvre le champ de la recherche, du transfert, de l’enseignement supérieur et de la diffusion de la culture scientifique, dans une logique partenariale inédite.
Cet accord régional de coopération (ARC) se distingue par son caractère unique et novateur. Il instaure pour la première fois un cadre partagé permettant à l’ensemble des partenaires de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la diffusion de la culture scientifique, de s’accorder sur des priorités communes à l’échelle régionale
Il va rassembler les 6 universités, les organismes nationaux de recherche, les écoles d’ingénieur publiques et les centres de culture scientifique technique et industrielle et clarifier la coordination des politiques publiques.

Les trois priorités de l’accord régional de coopération (ARC)

À travers les priorités suivantes, l’accord réaffirme des principes fondamentaux tels que la liberté académique, l’accès de tous au savoir et le rayonnement de la culture scientifique
Innovant par sa gouvernance concertée, l’ARC améliore la lisibilité, la cohérence et l’impact des politiques publiques régionales sans se substituer aux stratégies propres des partenaires. Il prépare également les bases d’un futur CPER ambitieux, destiné à soutenir des projets structurants pour le territoire. 

  1. Protection et valorisation des ressources et des spécificités régionales.
  2. Renforcement de la souveraineté scientifique et technologique à l’échelle européenne.
  3. Egalité des chances dans l’accès à l’enseignement supérieur, à la recherche et aux savoirs. 

 

« Avec cet accord la Région Nouvelle-Aquitaine met en place un cadre stratégique commun réunissant l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Il vise à répondre collectivement aux grands enjeux contemporains en affirmant le savoir et la connaissance comme leviers majeurs de développement territorial, de compétitivité et d’émancipation. "
Françoise Jeanson, vice-présidente du Conseil régional en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Les chiffres clés de l’écosystème de transfert de technologie

    • + de 1 000 docteurs et ingénieurs experts

      acculturés à l’interface recherche-industrie, dans les universités, les écoles d’ingénieurs et d’agronomie de la région

    • + de 15 000

      de plateformes et laboratoires spécialisés.

    • + de 100 brevets déposés

      et licences concédées à des industriels.

    Les principales stratégies de l’ARC 2026-2031

    1. Recherche et transfert de technologie

    • Lancement de nouveaux Programmes Scientifiques de Grande Ambition Régionale : Les PSGARs constituent un cadre particulièrement efficace pour permettre à la science de répondre sur ces sujets : suffisamment ambitieux pour structurer une excellence scientifique reconnue, et fortement ancrés territorialement pour orienter la recherche vers des problématiques concrètes et identifiées. 
      Lire l'article PSGAR : la recherche d'excellence au service des transitions
    • Création d’un pôle régional de recherche en sciences humaines et sociales, arts, lettres et langues, consacré à l'analyse des transformations contemporaines (transitions écologiques, numériques, économiques et culturelles), à l'éclairage des politiques publiques, à l'innovation sociale et culturelle, à la compréhension des territoires.
    • Création d’un réseau régional de recherche sur la santé mentale des jeunes.
    • Développement d’actions académiques européennes ou internationales : actions coordonnées pour renforcer l’accès aux financements européens, réseaux universitaires européens, échanges internationaux…
    • Développement d’actions de transfert des connaissances vers les acteurs socio-économiques de la région et d’évaluation de leur mise en œuvre.

    2. Souveraineté et ruptures technologiques 

    Les principaux enjeux adressés sont ceux des filières clés européennes : électronique et matériaux avancés ; transports, mobilités, espace ; énergie bas-carbone et stockage ; quantique ; biotechnologies ; santé (neurosciences, cancérologie, cardiologie) ; agriculture et agroalimentaire. 
    Afin de positionner la Nouvelle-Aquitaine comme acteur reconnu sur plusieurs segments technologiques stratégiques sur le plan européen, il est prévu de :

    • structurer un réseau de recherche régional sur les matériaux pour la souveraineté industrielle (énergie/électronique/économie circulaire), adossé à un grand pôle chimie néo-aquitain ;
    • créer une plateforme de recherche-transfert quantique-électronique-matériaux ;
    • faire de la Région Nouvelle-Aquitaine le cœur de la stratégie fusion par confinement inertiel de l’Europe ;
    • Poursuivre l’engagement dans le quantique en particulier au travers la mise en œuvre du programme NaQuiDis.
      Lire l'article NaQuiDis, le hub quantique néo-aquitain, est lancé

    3. Enseignement supérieur et diffusion des sciences

    La réussite étudiante, l’attractivité universitaire et le développement territorial sont étroitement liés. Le maintien d’une offre universitaire publique, de qualité et répartie sur l’ensemble du territoire est un levier essentiel pour lutter contre les inégalités sociales et territoriales qui freinent la poursuite d’études, particulièrement dans les zones fragiles. 
    La période 2026-2031 verra se déployer 5 grandes ambitions en matière d’enseignement supérieur et de diffusion des sciences.

    • Formations « One health - une seule santé en Nouvelle-Aquitaine »  
      • Une cinquième école vétérinaire à Limoges afin de répondre aux enjeux sanitaires et de souveraineté alimentaire
      • Attractivité des métiers de la santé : créer un dispositif de type JPPJV (Je le Peux Parce que Je le Veux)(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre) sur les métiers de la santé et accompagner les initiatives pour répartir les formations de santé sur le territoire.
      • Poursuivre l’universitarisation des formations sanitaires et sociales et maïeutique (sages-femmes).
    • Renforcer les compétences nécessaires aux filières stratégiques, régionales et nationales : 
      • Accompagner la création d’une école d’ingénieur dédiée au ferroviaire à Saintes : SupFerro. 
      • Sécuriser et renforcer la souveraineté et l’autonomie de filières stratégiques pour la Région. 
      • Soutenir les industries culturelles et créatives, celles du patrimoine et du tourisme constituent des facteurs d'attractivité, d’emploi et de cohésion de la Nouvelle-Aquitaine.
    • Identifier des territoires à enjeux pour concentrer sur le long terme des actions de diffusion de la culture scientifique, et l’accès à l’enseignement supérieur.
    • Renforcer l’attractivité et la spécialisation des sites universitaires y compris à l’international.
    • Poursuivre les actions de Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI), un levier contre les inégalités d’accès à la connaissance. 

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