Actualité
La Nouvelle-Aquitaine, première région de France créatrice d’usines
Modifié le mercredi 22 juillet 2026
5 minutes de lecture
Avec 19 ouvertures d’usines en 2025, la Nouvelle-Aquitaine récolte les fruits d’une politique régionale tournée vers l’innovation et la diversification de son économie. La collectivité a engagé de grandes orientations pour réindustrialiser, qui bénéficient aujourd'hui à de nombreuses entreprises locales et attirent les étrangères.
Sommaire
Des programmes structurants pour une réindustrialisation raisonnée
Loin devant l’Occitanie (+ 10) et l’Auvergne Rhône-Alpes (+ 6), la Nouvelle-Aquitaine est la première région de France créatrice d’usines en 2025 (étude de la Direction générale des entreprises, publiée par le journal Les Échos). Elle affiche un solde créateur de plus de 19 usines.
Ce résultat n’est pas le fruit du hasard ; depuis 2004, la Région tourne sa politique économique vers l’innovation, autour de programmes structurants, à l’image du programme Usine du futur.
L'objectif de ce dispositif proposé aux entreprises néo-aquitaines de l'industrie : accompagner les usines dans leurs transformations technologiques, numériques, environnementales et organisationnelles. L'ambition de l'Usine du futur est double : renforcer leur compétitivité tout en les aidant à relever les défis des transitions.
Le programme a déjà accompagné plus de 1300 entreprises sur tout le territoire, parmi lesquelles : Naval Group (16), Alstom Transport (17), Exosens (19), Silab (19), Atulam (23), Rioland (23), Alsapan (23), Epsilon Composites (33), Synergy (33), Geosat (33), FineHeart (33), Ceva Santé Animale (33), ou encore Toray (64).
En parallèle et en matrice de toutes ses politiques publiques, la région a mis en place depuis 2019 sa feuille de route pour les transitions environnementales et sociétales : Néo Terra(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre). Elle comporte un objectif consacré à l'économie et aux entreprises. (S'ouvre dans une nouvelle fenêtre)L'ambition : aider à leur mutation par le développement d'un modèle de production plus sobre.
La Nouvelle-Aquitaine veut devenir ainsi la première région éco-responsable, avec une économie à la fois, compétitive et décarbonée.
Grâce à cet engagement de long terme, la Région dispose aujourd'hui d'un écosystème particulièrement favorable à l'innovation, avec une trentaine de clusters, près de quarante centres technologiques, douze pôles de compétitivité et dix technopoles. Un environnement qui contribue à faire de la Nouvelle-Aquitaine l'un des territoires les plus dynamiques en matière de recherche et développement.
Une région attractive pour les entreprises étrangères
Année après année, le bilan des investissements directs étrangers en Nouvelle-Aquitaine démontre que le volume d’opérations liées à l’industrie reste conséquent (investissements productifs, R&D et centres de décision). Dans un climat économique incertain, la Nouvelle-Aquitaine attire, accompagne et sécurise des projets internationaux structurants.
Plus de 2400 établissements à capitaux étrangers sont présents sur le territoire. L’Allemagne est le premier pays investisseur, représentant 13 % des établissements, soit 320. Pas moins de 120 établissements (sur les 320) ont une activité dans les domaines stratégiques : l’aéronautique-spatial défense, la chimie et les matériaux avancés, l’électronique et la photonique, la santé, l’énergie.
Et la dynamique se maintient ; plusieurs implantations sont actuellement en cours sur le territoire :
- Less Common Metals à Lacq
Le projet Caremag, développé par la société française Carester sur le site industriel de Lacq, a entraîné l'implantation de l'entreprise britannique Less Common Metals. Une usine de production de métaux et d'alliages de terres rares est en construction sur le site.
Le projet devrait créer entre 100 et 140 emplois. - Tessalia au Barp (Gironde)
Tessalia construit son usine de production de composants électroniques sur le site Laseris de la commune du Barp en Gironde (Nouvelle-Aquitaine).
Avec plus de 250 millions d’euros d'investissements, le projet devrait créer 800 emplois. - B. Braun à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne)
Spécialisée dans les technologies médicales, B. Braun a annoncé un plan d'investissements de 20 millions d’euros sur son site industriel pour répondre à une croissance de la demande, notamment sur le marché des chambres implantables. - Cari Zeiss à Périgny (Charente-Maritime)
Cari Zeiss vient d'inaugurer l'extension majeure de son site de Périgny. Ce site industriel moderne de près de 14 000 m2 est spécialisé dans la fabrication d'implants intraoculaires destinés au traitement de la cataracte.
Le projet devrait à terme créer plus de 300 emplois. - The Exploration Company au Haillan (Gironde)
Entreprise de space-tech à la croissance la plus rapide d'Europe, The Exploration Company a choisi Le Haillan pour implanter son nouveau site de production de moteurs et son centre européen de compétences en propulsion.
Le projet devrait créer 140 emplois.
Sauvegarder l’industrie et son savoir-faire local
Au-delà du développement de nouvelles activités, la politique industrielle régionale vise également à préserver les entreprises existantes, leurs emplois et leurs savoir-faire.
La Région intervient ainsi auprès des entreprises confrontées à des difficultés conjoncturelles ou structurelles afin d'accompagner leur redressement, leur transformation ou leur reprise. Cette action permet de maintenir des compétences industrielles essentielles et de préserver l'activité économique dans les territoires.
Plusieurs entreprises emblématiques de Nouvelle-Aquitaine ont pu bénéficier d'accompagnement et de prêts publics pour sauver leurs activités et leurs emplois.
Cette politique de sauvegarde complète les dispositifs dédiés à l'innovation et à l'investissement. Ensemble, ils participent à une ambition commune : renforcer la souveraineté économique, consolider l'emploi industriel et maintenir une activité productive ancrée dans les territoires.
- #Développement d'entreprise
- #Entreprise